Par où commencer? ah oui voilà! C'est la semaine des étudiants à Clermont City et les places de cinéma sont à 2,5 euro donc il fallait en profiter et puis c'est jeudi, tout est permis (laul).
Caroline et moi sommes des boulets, le contexte, ciné le Capitole, salle blindée, on a réalisé au bout de 20 minutes de pub et 1 minutes de film que notre discussion dans les couloirs était tellement absorbante qu'on a suivi la foule et on n'était pas dans la salle n° 3 mais n°1 (des winneuses!)... Fou rire et précipitation pour aller dans la bonne salle, celle même où on allait faire la connaissance de Jasmine ou Jeannette (ça dépend des moments) et de son entourage.
Ce film a suscité en moi des émotions tellement contradictoires, il est fou, drôle, angoissant, effrayant... Je vais essayer d'expliquer : ).
Woody Allen utilise d'énormes clichés. La soeur de Jasmine mi hippi mi romantique habite San Francisco sa vie est si coooool et pleine d'imperfections et Jasmine from "Park Avenue New York" adoowwree Paris mais aussi les sacs Dior, les soirées cocktails, les bons partis... elle est matérialiste et chiante. Justement, je les ai vite laissé tomber les clichés, Cate Blanchett interprète le rôle à merveille et j'imagine la difficulté que ça doit être d'entrer dans Jasmine, elle est tellement instable, insupportable mais tellement attachante en même temps. N'empêche on entre dans le jeu, on constate, on juge (un petit peu), on rit et puis on sent cette tension dans la salle juste quelques secondes après parce que tout le monde est choqué.
Blue Jasmine questionne les apparences, confronte les catégories sociales et critique le snobisme avec humour. Mais cette légèreté n'est qu'apparente parce que le film traite de sujets complexe, la honte, la folie, la peur, la trahison... Un drame, une comédie...comment on dit? une comédie dramatique? bref un film que j'aimerai bien revoir!